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Moyen-OrientProgrammation initialeLe Centre parlementaire conduit des programmes de développement parlementaire au Moyen-Orient depuis le milieu des années quatre-vingt-dix. La première de ces initiatives fut un projet de resserrement des relations entre le parlement du Liban et les organisations de la société civile financé par l'Agence canadiennne de développement international (ACDI). Pendant les 17 ans de guerre civile au Liban, les organisations de la société civile, le plus souvent religieuses ou caritatives, avaient pris en charge la plus grande partie des services sociaux, et notamment la santé et l'éducation. Une fois la guerre terminée, le gouvernement libanais a commencé à vouloir assumer à nouveau ces responsabilités, ce qui produisit des tensions entre les organisations de la société civile et les nouveaux organismes de l'État. C'est pour cette raison notamment que nacquit une vaste coalition d'ONG libanaises dont le but était d'ouvrir un dialogue avec les instances dirigeantes politiques, et en particulier avec les députés. Agissant en partenariat avec le Forum des ONG du Liban, le Centre parlementaire s'est employé à faciliter ce dialogue en organisant au Canada des missions d'étude des politiques sociales et à Beirouth, une série de tables rondes réunissant des parlementaires et des représentants de la société civile. Ce projet allait conduire à la création, au parlement libanais, d'un bureau permanent chargé de faciliter le dialogue. Outre ce projet conduit au Liban, le Centre parlementaire a invité des représentants de plusieurs parlements arabes à participer à son Colloque laurentien, il a détaché des stagiaires parlementaires auprès du Conseil législatif palestinien, et il a entrepris une mission d'évaluation au parlement du Koweït. Parlements arabes, réduction de la pauvreté et adhésion à l'OMCTout en notant des progrès importants dans certains volets du développement humain, le rapport de 2002 du PNUD sur le développement humain dans les pays arabes concluait que "la caractéristique prédominante de la réalité actuelle dans le monde arabe semble être l'existence de profonde carences dans les structures institutionnelles de ces pays, carences qui entravent sérieusement le développement humain et produisent un déficit dans trois domaines: la liberté, l'autonomisation et le savoir". Financé par l'ACDI, ce projet vise à renforcer les capacités des parlements arabes - l'une des institutions les plus faibles dans ces pays - afin qu'ils puissent prendre en charge les dossiers de politique concernant la lutte contre la pauvreté et l'adhésion à l'OMC. Ce projet est issu du Programme pour le parlement et la réduction de la pauvreté conduit par le Centre parlementaire. Suite à une mission d'évaluation effectuée auprès de plusieurs parlements arabes, le Centre a conclu que la libéralisation économique et plus particulièrement l'adhésion à l'OMC représentaient l'un des dossiers associés à la lutte contre la pauvreté les plus prioritaires à l'agenda des parlements arabes. Même s'il est communément admis que la libéralisation produira des retombées économiques à long terme, on continue à craindre dans de nombreux cercles qu'une libéralisation trop rapide ou bâclée ait pour effet d'aggraver la pauvreté et de favoriser l'instabilité politique, ce qui explique l'intérêt à l'endroit d'un programme spécifique destiné aux parlementaires et qui leur permettrait de se saisir de ces questions. Même si ce programme repose sur des bases conceptuelles solides, son exécution a été entravée par des retards de dernière minute qui ont nécessité de reporter plusieurs activités, ainsi que par un niveau de participation décevant de la part des parlementaires arabes. Nous avons réagi à cet état de choses en renforçant nos partenariats avec plusieurs organisations bien implantées dans la région comme le PNUD et l'Union interparlementaire arabe. Ces efforts ont commencé à porter fruit dès le début de 2003 avec l'élaboration de plans d'activité sérieux pour 2003 au Liban et en Jordanie. |
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