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Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC)

www.apnacafrica.org

Qu’est-ce que le APNAC?

Le Réseau des parlementaires africains contre la corruption a pour but de coordonner et de renforcer les moyens dont disposent les parlementaires africains pour combattre la corruption et favoriser la bonne gouvernance. Il a été créé à l’occasion d’un colloque régional sur le thème ‘Parlement et bonne gouvernance: un nouvel agenda pour la lutte contre la corruption en Afrique’ qui s’est tenu à Kampala, en Ouganda, au début de février 1999. Représentant toutes les régions d’Afrique, les participants ont reconnu que la meilleure façon d’enrayer la corruption consistait à renforcer les systèmes d’imputabilité, la transparence et la participation publique au processus de gouvernance dans tous les pays africains. Ils ont également fait valoir l’importance considérable du partage de l’information, des contacts mutuels soutenus et de la mobilisation des parlementaires et des organisations de parlementaires dans la lutte contre la corruption partout en Afrique. Ils ont ainsi choisi comme vecteur d’intervention la création d’un réseau qui allait s’appeler ‘Réseau des parlementaires africains contre la corruption’. C’est ainsi que nacquit le APNAC.

Les objectifs du APNAC

  • Développer l’engagement des Parlements dans la mise en œuvre de la responsabilité, avec l’emphase sur les questions financières;
  • Partager des informations et des pratiques exemplaires;
  • Mener des projets pour contrôler la corruption;
  • Sensibiliser, éduquer et conscientiser la population sur l’existence, les menaces et les dangers de la corruption;
  • Plaider pour l’inclusion des questions de corruption dans les programmes prioritaires des gouvernements;
  • Plaider pour et encourager l’amélioration des capacités de l’État à adresser et à gérer de façon opportune les questions de corruption;
  • Établir des relations avec des organisations nationales et internationales (y compris la société civile) et des institutions relativement à toutes les questions de corruption;
  • Mobiliser des ressources internes et externes pour promouvoir des programmes de lutte contre la corruption; et
  • Établir des rapports avec d’autres comités de surveillance de parlements et de parlementaires à travers l’Afrique

L’organisation du APNAC

Le APNAC est dirigé par un Conseil exécutif dont les membres sont élus et représentent les deux sexes. Des chapitres nationaux du APNAC peuvent être créés dans les pays dont au moins un parlementaire est membre du Réseau. Le APNAC compte actuellement des chapitres nationaux en règle dans 18 pays membres de l’APNAC : Bénin, Burkina Faso, Tchad, RDC, Kenya, Mali, Niger, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Gambie, Sierra Leone, Ghana, Malawi et Zimbabwe

Futures sections : Afrique du Sud, Angola, Mozambique et Botswana.

Le Centre parlementaire et le APNAC

Les rapports entre le Centre parlementaire et le APNAC remontent à la création de ce dernier en 1999, lorsque le Centre, agissant en partenariat avec le Comité des comptes publics du parlement ougandais et l’Institut de la Banque mondiale, et avec le concours du Secrétariat britannique au développement international, mit sur pied un colloque qui donna lieu à la création officielle du Réseau. Quelques années plus tard, lorsque le Centre lança son Programme panafricain (le Programme de renforcement parlementaire Afrique-Canada) grâce au concours financier de l’ACDI, le APNAC devint le bénéficiaire exclusif de ce dernier pour le volet anti-corruption. Le PRPAC a été conçu pour favoriser l’échange d’enseignements acquis, la comparaison des expériences différentes et l’amélioration des résultats en mettant l’accent sur la coopération entre pays constitués en réseau autour de trois thèmes: la réduction de la pauvreté, la lutte contre la corruption et l’égalité entre les sexes.

Fort d’un concours financier offert pendant la première phase du programme au secrétariat du APNAC, le président de celui-ci a pu effectuer plusieurs missions de développement et engager un adjoint. À l’heure actuelle, le Centre finance chacune des activités inscrites au plan de travail annuel du APNAC, et il continuera à épauler son secrétariat.

L’objectif principal du Centre parlementaire demeure l’appui à donner au APNAC pour permettre à celui-ci d’exécuter son programme anti-corruption par le truchement des parlements. À cette fin, il faudra entre autres renforcer l’influence politique du Réseau dans les dossiers régionaux de la lutte contre la corruption, mais également créer de nouveaux chapitres nationaux et solidifier les chapitres existants.

Les actions prises en vue de concrétiser la première de ces stratégies ont commencé avec la conférence régionale panafricaine du APNAC qui s’est tenue en novembre 2003 à Nairobi, au Kenya, et dont l’objectif était de redynamiser le Réseau dans les pays où il est resté faible, notamment en Afrique occidentale.

Les actions associées à la seconde se poursuivent; il s’agira notamment d’ateliers régionaux et aussi d’activités nationales centrées sur le renforcement des chapitres nationaux. Cette stratégie se concrétisera grâce à l’élaboration et à l’amélioration des stratégies nationales anti-corruption ainsi que par la création de liens avec les groupes politiques et les organisations de la société civile qui s’occupent de lutter contre la corruption.

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